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  Fées des fontaines

  L'eau et l'église

Un des mandements du concile d’Arles de 452 ordonne : « les chrétiens ne doivent s’attacher ni aux fontaines, ni aux arbres et ne compter pour leur guérison que sur la miséricorde de Dieu » entraînant l’ensevelissement de centaines de sources et de fontaines. Les résistances populaires ont amené l’Eglise à plus de souplesse et elle s’est approprié nombre de dévotions en les intégrant dans le culte des saints.

De nombreux récits associent l’eau à la foi et à la chrétienté comme celui de Charlemagne en lutte contre les Sarrasins à Monastir Del Camp, qui frappa la roche de son épée et en fit jaillir de l’eau pour désaltérer les combattants chrétiens. San Victorian fit de même au-dessus de la vallée du Rio Cinca avec son bâton et fit jaillir trois sources.

 

  Le genou du saint

Jésus lui-même - ou plus précisément son mulet - aurait marqué de son sabot une fontaine ariégeoise, la fontaine des fromages ou fontaine de Saint Martin à Aston.

Près d’Aulus, dans la vallée du Salat en Ariège, la « hount del jeun » (la fontaine du genou) a conservé l’empreinte des genoux de Saint Lizier, évêque du Couserans, qui s’y désaltéra et bénit la source.
On lui attribue depuis des vertus surnaturelles. On retrouve cette histoire pour la fontaine d’Eycheil aujourd’hui détruite par une carrière.
 


  Sources miraculeuses

On attribuait à certaines sources le pouvoir de guérir les maladies de peau et même la lèpre, comme celle de Celles en Ariège qui attirait près de 20 000 malades. La source ferrugineuse et soufrée de Cambo fit la fortune d’un commerçant de Bayonne qui en vendait jusqu’en Amérique.

 

grotte de Massabielle

 

Il était commun d’abandonner les linges d’un malade autour de la source pour assurer sa guérison, comme à la source d’Harpeko Saint Luz à Bidarray en Basse Navarre.

La plus connue est bien sur la source de Massabielle née à Lourdes sous les doigts de Bernadette Soubirous en 1858, qui attire près de 4 millions de pèlerins créant ainsi le « miracle business ».


A lourdes, Louis Bouviette à perdu son œil droit, à tout hasard il fait rapporter par sa fille un peu de boue de la grotte de Massabielle où Bernadette s’est lavée et s’en fait un cataplasme sur son œil malade qui guérit aussitôt. Ce fut le premier miracle de Lourdes, quelques jours plus tard un mourant ressuscita après avoir été immergé dans la source. Autrefois, on déposait autour des sources des petites pierres, des feuillages ou des mies de pain comme offrande avant que l’usage des pièces ne se soit généralisé permettant par la suite de trouver des trésor en pièces anciennes autour des sources et fontaines abandonnées.