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Un
article
de la Dépêche du Midi daté du 28 mars 2000 fait état de
l'intention du député ariégeois Bonrepaux de proposer un
amendement pour permettre la capture des ours introduits
- selon lui - illégalement sur le territoire.
Dans
la nuit du 28 au 29 avril 2000 un amendement
au projet de loi sur la chasse présenté par le député Augustin
Bonrepaux (PS Ariège) préconisant la capture des ours de
Slovénie est adopté. (voir aussi l'article de la Dépêche)
Dans
le Monde du 4 avril 2000, débat sur la protection et la
sauvegarde des
grands prédateurs - l'ours, le loup...
Dans
le Monde du 4 avril 2000, un article sur "les techniques"
ariégeoises de
gardiennage des troupeaux qui ne va pas faire
plaisir aux éleveurs. Pourquoi la réintroduction de l'ours
fonctionne et crée des emplois en Italie et pas en France
? Comment ce projet a aggravé la fracture entre ruraux et
citadins.
Le
mardi 4 avril 2000, les députés ont adopté en première lecture
le
projet de loi sur la chasse défendu par Dominique Voynet.
Les socialistes obtiennent d'Augustin Bonrepaux qu'il révise
en deuxième lecture l'amendement qui exigeait la capture
des ours à l'origine de la polémique . (le Monde du 6 avril)
Les
ours
"étrangers". (le monde du 4 avril 2000)
Voir
aussi l'article
de l'association Artus, à l'origine du lâcher des ours Slovènes.
Le
jeudi 6 avril 2000, un ours va faire provision
de miel tout près d'Orlu, fief du député Bonrepaux.
Pyros est en Espagne dans le massif de l'Antécade, Ziva
et ses deux rejetons sont aussi en Espagne, en Catalogne.
Les deux jeunes, dont l'un est équipé d'un radio émetteur
se trouvent toujours en Ariège, entre Mérens et Mijanès
où l'un des deux a déjà tué une brebis.
Dimanche
16 avril 2000, France-Inter consacre son émission Interceptions
à l'ours des Pyrénées. Le reporter a suivi les intervenants
du réseau ours et a pu voir une ourse en montagne. Des témoignages
pour et contre ont été recueillis. A noter l'intervention
du président de l'association des Pâtres ariégeois qui prend
position pour la réintroduction en soulignant que le programme
a permis la création de postes, la normalisation et la reconnaissance
du métier de pâtre.
Lundi
24 avril 2000, annonce de la sortie du livre de Christian
Bernadac: "Le
premier Dieu" entièrement consacré à l'ours dans
les Pyrénées.
Mercredi
26 avril 2000, La ministre de l'Environnement, Dominique
Voynet, affirme, à Massat (Ariège) qu'elle a l'intention
de continuer à soutenir le programme de réintroduction des
ours dans les Pyrénées avec la mise en place des mesures
qui ont été souhaitées par les éleveurs
Le
13 mai 2000, reprise des prédations, treize
cadavres de moutons ont été découverts à Betpouey (Hautes-Pyrénées),
le 18 mai une vingtaine
de cadavres dans le secteur de Barèges. Pyros est accusé,
son collier ne fonctionne plus. Ces nouveaux dégâts marquent
la reprise de la polémique.
Le
mercredi 24 mai 2000, le Sénat adopte l'amendement "Bonrepaux"
tel qu'il avait été rédigé, y compris la préconisation
de capture des ours, alors même qu'une commission de sénateurs
socialistes avait présenté une version adoucie.
Le
25 mai 2000, les acteurs du réseau ours du Béarn s'inquiètent
de ne pas relever traces de Pyren (né en 95) et de son frère
(né en 97). Ziva et ses deux oursons sont en Espagne, les
oursons de feu Melba, Bouxty et Caramelles naviguent entre
l'Aude et l'Ariège, tandis que Pyros à la "bougeotte"
et se déplace beaucoup.
Samedi
27 mai 2000, en descendant de l'inauguration du Pic du Midi,
Lionel Jospin pris à parti par des éleveurs se déclare "du
côté des hommes".
Le
samedi 27 mai 2000, marche pour le maintien des ours à Saint-Gaudens.
La pétition lancée par l'Adet a recueilli 48 000 signatures.
Lundi
29 mai 2000, France 2 parle de l'ours, ou plutôt de son
coût, dans l'émission "argent public".
Lundi
29 ma 2000i, la commission mixte paritaire députés/sénateurs
doit étudier l'amendement Bonrepaux. Actuellement Ziva,
le seul ours Slovène, est en Espagne.
Mercredi
7 juin 2000, la fédération des accompagnateurs en montagne
des Pyrénées lancent une souscription pour construire un
mémorial dédié aux ours pyrénéens à Melles, lieu du lâcher
des ours slovènes.
Mercredi
14 juin 2000, l'amendement Bonrepaux à été supprimé du projet
de loi au profit de l'amendement Voynet. Il n'est plus question
d'expulser les ours. Des crédit ont été votés pour favoriser
la cohabitation. A. Bonrepeaux juge cet amendement "acceptable".
Le texte doit repasser au Sénat le 22 juin et à l'Assemblée
Nationale le 27. (article
de la Dépêche)
Jeudi
29 juin 2000, un veau est tué par un ours à proximité du
village de Rodome (canton de Belcaire) dans l'Aude.
Après
le retour des analyses début aout 2000, il est prouvé que
c'est Néré, fils de Ziva, et non Pyros qui avait attaqué
des troupeaux (66 bêtes) dans les Hautes-Pyrénées les 13
e 18 mai. Auparavant on suppose qu'il étati en Catalogne,
il n'est pas équipé de colier emetteur.Mellba à été apercue
côté espagnol.
Avec
le retour des ours dans les Pyrénées catalanes depuis l’été
1999, l’office du tourisme de Pyrénées 2000 (Pyrénées Orientales)
a décidé de mener des actions de sensibilisation des vacanciers
à l'ours. La station a mis en place des animations interactives
sur le thème de l’ours (expo, jeu de l’ours...)dans le but
d'initier une reflexion sur le thème de l'ours et de sa
réintroduction.
Office du tourisme de Pyrénées 2000, tél. : 04 68 30
12 42.
Selon
l’Institution patrimoniale du Haut Béarn, la naissance d’un
ourson vient d’être constatée officiellement dans les Pyrénées
béarnaises. Les premières empreintes de l’ourson ont été
repérées le 22 août 2000 par les gardes du Réseau ours brun
de l’Office national de la chasse (ONC). Le 25 août, l’expertise
réalisée par Jean-Jacques Camarra, coordinateur du réseau,
a révélé la présence de ce nouvel ourson dont la mère serait
vraisemblablement l’ourse de souche pyrénéenne Cannelle.
La poursuite des recherches d’indices et leur analyse génétique
devraient permettre de confirmer cette thèse.
septembre
2000 : a l'initiative de Augustin Bonrepaux - auteur de
la demande d'expulsion devant l'Assemblée nationale
- l’Association pour le Développement Durable de l’Identité
des Pyrénées à vu le jour. Présidée par Francis Ader, éleveur
de brebis dans le Luchonnais, son but est sans
équivoque : oeuvrer pour le retrait des ours introduits
dans les Pyrénées et de leurs descendants. L'association
entend élargir à toutes les communes concernées par l’ours
la compétence de « capture sur simple délibération
des conseils municipaux réunis », que possèdent déjà
les quatre communes ayant participé à la réimplantation.
Mi
septembre 2000 : les résultats des tests ADN des prélèvements
sur les oursons des Pyrénées centrales prouvent que Pyros
est le père des oursons de Ziva et de Mellba. Il avait
séduit en Slovénie les deux mères avant leur capture et
leur introduction en France.
Septembre
2000 : Pyros se trouve entre Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.
Ziva prolonge son séjour sur le versant espagnol des Pyrénées
dans le Pallars- Sobira. Le subadulte qui a le plus défrayé
la chronique en attaquant des brebis en mai vers Luz Saint-Sauveur
est aux portes du Béarn, il s'appelle Néré et c'est un fils
de Ziva. En Ariège un subadulte de Mellba issue de la même
portée se trouve entre Seix et Bonac -Irazein -il s'agirait
de Caramelles. Enfin les deux compères qui déchaînèrent
les passions l'an dernier au dessus d'Orlu ou vers la haute
vallée de l'Aude sont tous deux des fils de Pyros mais deux
mères différentes. Il y a Boutxy le subadulte de Mellba
(équipé d'un émetteur depuis septembre 99) et un autre rejeton
de Ziva qui se trouve aux franges des Pyrénées -Orientales
et qu'à l'époque on avait baptisé Medved du nom de la forêt
où il fut conçu en Slovénie.
Les
ours ont commis autant de dégâts aux troupeaux ou ruches
que l'an dernier mais ont suscité moins de passions.
Le
journaliste écrivain Olivier de Marliave vient de publier
aux éditions Sud-Ouest un nouvel ouvrage consacré à l’ours.
Le
8 octobre 2000 au soir, un campeur s'est trouvé face à Pyros
sur le Peyresourde (Hautes-Pyrénées). Les
10 minutes qu'a duré l'entrevue ont fortement impressionné
Pierre Gervais: "C'était un sacré bestiau qui dégageait
une impression de puissance". "Visiblement, il
n'avait aucune crainte de l'homme. Mais, dans ce cas là,
on oublie la théorie. On sent que l'animal est fort."
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