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Carte des régions |
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La
lettre mensuelle d'Origine Pyrénées :
actus, animations, promos…  |
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La
réintroduction |
08/2001 |
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Après 3 ans d’études,
Ziva et Mellba, deux femelles (dont l'une est gestante), puis
le mâle Pyros un an plus tard, tous trois venus de Slovénie,
furent équipés de colliers émetteurs et lâchés dans les Pyrénées
Centrales, à Melles en Haute-Garonne. L'ADET
fait partie des instigateurs de ce projet mené dans
le cadre du programme européen LIFE,
conjointement avec l’Espagne. L’enjeu est important puisqu’il
s’agit de tenter de sauvegarder l’espèce en France. |
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| Pour
les élus à l’origine de ce projet il s’agit de mettre en évidence
le côté environnement préservé à travers l’image de l’ours
et d’en retirer une plus value sur le plan touristique et
économique. Les associations de chasseurs, de pâtres et d'éleveurs
ont été associées au projet, bien que beaucoup regrettent
aujourd'hui l'absence de concertation plus large. |
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Des
ours slovènes ont été retenus car ils sont très
proches génétiquement et vivent dans un
environnement similaire à celui de l’ours pyrénéen. Leur acclimatation
n'a pas posé de problèmes.
Les
ours font leur vie sans trop faire parler d’eux jusqu’en septembre
97 où Mellba est tuée par un chasseur en Haute-Garonne
en laissant deux oursons, Broutxy et Caramelles. Le tribunal
accepte la légitime défense et le chasseur est relaxé.
Mi-juin
99 apparition de un puis des deux "adolescents"
de Mellba dans les environs d’Ax les Thermes, les journaux
font état des premiers dégâts.
Tout
au long de l’été 99 les orphelins défraient la chronique
en Ariège et dans l’Aude, on leur attribue une cinquantaine
de victimes dans les troupeaux.
Levée
de bouclier des bergers, des associations pastorales et des
élus qui demandent la disparition pure et simple de l’ours
avec un point culminant lors de la manifestation d’août à
Foix.
Suite
à ces démonstrations de force, et pour tenter de remédier
à l’intolérance avant qu’il ne soit trop tard, l’Élysée dépêche
deux conseillers en Ariège. |
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Faut–il
vraiment choisir entre l’ours et le berger ?
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Certes,
l’ours fait des dégâts dans les troupeaux mais moins que les
chiens errants et les bêtes tuées font l'objet d'une indemnisation.
On peut tout de même comprendre le désarroi des bergers face
aux attaques de l’ours qui peuvent faire de véritables carnages
et "traumatiser" les troupeaux. L’ours remet en
question la façon de travailler des bergers qui ont oublié
la présence des grands prédateurs. Contrairement aux troupeaux
des vallées d'Aspe, destinés à la production laitière, les
troupeaux ariégeois, destinés à la boucherie, ne sont plus
gardés. Une voie possible réside
dans le renforcement de la garde et l’utilisation de chiens
de défense dits "patous"
utilisés avec succès dans le Béarn. Le plan de réintroduction
de l'ours prévoit normalement le financement de ces chiens
et l'embauche de gardiens de troupeaux.
Les touristes sont
partagés entre inquiétude et curiosité mêlée d ‘un soupçon
d’excitation à l’idée de rencontrer l’animal. Pour des conseils
pratiques sur l'attitude à avoir en cas de rencontre avec
le plantigrade suivez les petits
trucs du "docteur ours" sur le site de l'association
Artus.
D’autres pays où la population
ursine est bien supérieure (Amérique, Monts Cantabrique en
Espagne) parviennent à cohabiter, en Italie l'ours est utilisé
comme vecteur touristique.
Le manque de concertation
a beaucoup nui au projet même si maintenant? les instances
élargissent le dialogue. Les ours se déplacent beaucoup et
de façon imprévisible lorsqu’ils ont perdu leur émetteur,
de nombreuses communes concernées n’ont pas forcément été
associées au projet. Les détracteurs considèrent que c’est
un diktat supplémentaire venu de l ‘administration, alors
l’esprit rebelle et indépendant des montagnards se réveille.
Ajoutez à cela l’activisme de certains politiques qui ont
trouvé là un sujet de va-t-en-guerre contre les technocrates
de l’Europe et l’on peut comprendre l’empressement du Ministère
à essayer de calmer les esprits.
Comme le note S. Moreau
dans son article,
le contribuable, principal financeur des ours et des bergers,
aime l'ours, le mouton et la montagne (j'ajouterai qu'il aime
aussi les bergers). |
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Après 3 ans d’études :
menées notamment par l’association Artus (www.multimania.com/artus/)
qui regroupe des scientifiques et naturalistes pour la protection
de l’ours.
retour
A.D.E.T : Association pour le
D éveloppement Economique et Touristique de la haute vallée
de la Garonne. L'ADET a pour ambition d'utiliser l'image
de l'ours comme moteur de développement économique et touristique.
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Programme LIFE : objectifs :
- analyser la capacité d’adaptation de l’ours, déterminer
avec les habitants comment les ours peuvent être acceptés.
A plus long terme et en concertation avec la population,
éventuellement, réintroduire de nouveaux animaux. Cette
démarche s’inscrit dans un plan global de reconstitution
de la faune pyrénéenne. Mené conjointement avec l'Espagne
et financé par l'Union Européenne.
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Proches génétiquement : Lycée
des Arènes de Toulouse
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Indemnisations : Le
montant global des indemnisations liées aux méfaits de l’ours
se monte à 75 000 F au 15 septembre 99 pour l’Ariège.
On estime que le projet a coûté 15 millions de francs dont
6 millions à l’élevage ovin en 3 ans. Les brebis sont remboursées
bien au delà de leur valeur marchande, une prime supplémentaire
compense les effets secondaires. En Ariège, le département
le plus touché, l'administration ne s'est pas montrée trop
regardante sur les preuves de la culpabilité de l'ours.
(en savoir plus).
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Patous :
ariege.com
retour
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